Les Géants – La grande invitation

Du 19 au 21 mai, les Géants répondent à la grande invitation du 375e de Montréal en semant l’émerveillement sur leur passage. Pour la première fois en sol canadien, après plus de 20 millions de spectateurs à travers le monde, des personnages plus grands que nature, pouvant atteindre une hauteur de 5 étages, parcourront les rues de la ville. Pour découvrir leur histoire et les parcours de cet événement de la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal, visitez http://www.375mtl.com/programmation/les-geants-la-grande-invitation-36/

Pour suivre l’événement Facebook

 

Plus sur la compagnie (texte tiré du site web de la compagnie Royal de Luxe, créatrice de ces Géants):

Compagnie d’inventeurs, cascadeurs, ferrailleurs et poètes tout à la fois, menée par Jean-Luc Courcoult, Royal de Luxe est aujourd’hui considérée – à l’égale du Théâtre du Soleil pour le théâtre de salle – comme l’une des compagnies françaises les plus emblématiques, voir mythiques du théâtre de rue.
Tout a commencé en 1979, à Aix-en-Provence, lorsque Jean-Luc Courcoult, Véronique Loève et Didier Gallot-Lavallée mettent en scène, avec l’aide d’amis comédiens et musiciens, leur première création « Le Cap Horn ». Convaincus qu’il est plus facile de toucher le public en allant dehors plutôt qu’en le trainant dans une salle, le spectacle est joué à la manche dans la rue et les espaces publics. Le trio ne s’arrête pas là, bien au contraire, il multiplie les représentations avec une nouvelle création en 1980, « Les mystères du grand congélateur » et prend le nom de Royal de Luxe, clin d’œil au modèle de magnétophone multipiste à bande qu’ils utilisent pour l’écriture de leurs spectacles.

Puis, la compagnie déménage et s’installe à Saint-Jean-du-Gard dans les Cévennes, où elle crée en 1981 « La mallette infernale » ainsi que « Croquenitule et Crolenotte », un spectacle destiné aux enfants. Les années qui suivent donnent lieu à une série de nouvelles créations : « La Bénédiction du cours Mirabeau par le Pape », « Terreur dans l’ascenseur », « Le parking à chaussures », en 1981-1982, et « Publicité Urbaine », « La demi-finale du Waterclash » , « Le bidet cardiaque » en 1983.
On remarque déjà dans les titres choisis par la compagnie l’importance de la culture urbaine, des objets de la vie moderne, quotidienne, et le goût du loufoque.
Ces spectacles sont joués en France et à l’étranger, notamment en Allemagne et en Italie, et attirent de plus en plus l’attention, que ce soit celle du public ou des tourneurs.
En 1984, la compagnie s’étoffe et s’installe à Lavaur, dans la région de Toulouse. Là, elle développe une image de marque collective et travaille en variant les formes de spectacles.

Le spectacle sur trois jours. Il s’agit là de raconter une histoire à une ville entière en adaptant les scénarios à celle-ci. Ce concept à donné lieu à plusieurs spectacles, notamment « Le Lac de Bracciano » en 1984, puis en 1985 « Les grands mammifères ou l’incroyable histoire d’amour entre un cheval et une péniche » à Toulouse, « Le retour de Roland (de Roncevaux ) », et « Remington District Corporation » pour la féria de Nîmes.

Autre forme théâtrale, le théâtre de place, avec « Parfum d’Amnesium » en 1985, plus connu sous le titre « Roman Photo ». La compagnie se voit décerner le Rail d’Or suite au concours « Le théâtre entre en gare », organisé par la SNCF et le Ministère de la Culture et se produit jusqu’en 1986 dans les gares de France.

Deux parades, premières pièces d’une longue série, voient également le jour dans deux villes différentes avec en 1985 « Le retour de Roland (de Roncevaux) »  et « La Cage de Hambourg ».

Mais la troupe explore également d’autres concepts, le spectacle sans communication préalable, appelé également « accident théâtral », et monte en 1986 à Toulouse et au Danemark « L’autobus à la broche » puis « Desgarones », un rituel sur la mise à mort de voitures avec leur mise en broche publique dans un bus ou un tramway, à Valladolid et à Amsterdam en 1987.

Enfin, la troupe explore les richesses du spectacle en quinze minutes en reprenant « La Demi-finale du Waterclash » ; puis l’habitation d’un lieu avec « La maison dans les arbres » à Toulouse et « Les voitures dans les arbres » à Lisbonne en 1988. Cette forme est fondée sur l’idée d’un rendez-vous avec le public tous les jours au même endroit et à la même heure, à partir d’un évènement insolite tel que l’emménagement d’un couple dans un arbre.

[…]

Chez nous, Royal de Luxe reprendra la forme du spectacle sur trois jours, racontant une histoire adaptée à la Ville de Montréal.